La Richardais

Petit port qui a connu son heure de gloire au 18ème siècle, il est le territoire du barrage de la Rance sur sa rive gauche.

La Richardais en 1900

La cale de La Richardais, au début du 20ème siècle :

A cette époque, une quinzaine d'artisans charpentiers construisaient de lourdes chaloupes utilisées sur les Terre-Neuvas. Cette activité soutenue par plusieurs chantiers navals prit fin en 1885, à l'arrivée des doris. La fin du 18ème et tout le 19ème siècle furent l'apogée des chantiers navals, dans l'anse des Rivières, jusqu'en 1922. On continua a y réparer des bateaux jusqu'en 1939.

Il ne reste maintenant plus rien des anciens métiers de la navigation.

Depuis lors, ce village a vu s'endormir l'activité fourmillante de ses rives pour laisser place à une tranquillité qu'apprécient ses habitants et ceux qui viennent y passer des vacances : un micro-climat particulièrement favorable les y invite et le sentier partant de la grève en direction de la pointe de Cancaval offre, sur les hauteurs, un superbe panorama en direction du barrage :

du sentier venant de Cancaval, La Richardais

En venant de la pointe de Cancaval, la végétation dévoilera parfois une échappée vers l'estuaire ou vers la cale. Lorsque vous apercevrez celle-ci dans la descente qui parait mener à la grève, vous arriverez à une fourche. Si vous prenez le sentier qui monte à gauche, il vous permettra de fouler l'Allée des Camélias ... qui n'en porte malheureusement plus que le nom. Au bout de celle-ci, la départementale bruyante menant à Dinard rompra le charme de la promenade : longez-la sur quelques centaines de mètres. Vous découvrirez alors un sentier, presque perdu dans une végétation devenue envahissante, où un escalier de bois raide et glissant descend sur l'autre rive de l'étang du moulin. Il apparaîtra alors en face de vous, se mirant dans une eau où vous apercevrez, sans doute, quelque banc de mulets.

A la même fourche citée plus haut, si vous prenez le sentier qui continue en ligne droite, vous surplomberez le bras de Rance qui mène au moulin que vous pourrez alors voir de plus près : une servitude de passage vous permettra d'en longer la partie non visible d'en face.

Le Moulin Neuf en 1900, de La Richardais

Si d'aventure vous entendiez une voix autoritaire vous enjoignant de quitter les lieux, n'en faites rien : le nouveau propriétaire des lieux n'apprécie pas le passage des randonneurs et se croit investi d'un droit qu'il n'a pas ... pour peu que vous restiez dans les limites du passage. Les quelques panneaux "propriété privée" dont il a orné les sentiers menant vers le site ne sont qu'artifices pour décourager les visiteurs : le chemin de randonnée, dûment balisé (un trait rouge et un trait blanc), existe à cette endroit depuis des décennies et le "parisianisme méprisant" qu'arbore le quidam n'y pourra rien.

Le Moulin Neuf au début du 19ème siècle

Généralement désigné comme étant "moulin de La Richardais" en raison de sa situation et probablement de l'existence antérieure d'un moulin dans la même anse, le Moulin Neuf se situe en réalité sur la commune de Pleurtuit.

Il a été construit en 1807 sur 4 niveaux, remplaçant progressivement un ancien moulin du Moyen Age (le véritable moulin de La Richardais) situé sur l'autre rive et dont il ne reste que les perrés du mur de soutènement. Il est devenu propriété privée, a été transformé et rénové en belle demeure mais sur 3 niveaux seulement. Il en a gardé l'architecture générale mais la pierre a été enduite et la blancheur du bâtiment tranche maintenant harmonieusement sur les rives verdoyantes.

Le Moulin Neuf en 2000, de La Richardais

Longez la rive qui vous amènera à l'anse des Rivières, désormais orpheline de ses chantiers navals. Arrivé au pied du barrage, parcourez-le des deux côtés, fleuve et embouchure de la Rance vous offriront les plus beaux paysages !

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